{"id":2720,"date":"2014-10-01T21:50:33","date_gmt":"2014-10-01T20:50:33","guid":{"rendered":"http:\/\/livre-europeen.eu\/new2014\/?p=2720"},"modified":"2019-02-13T13:10:15","modified_gmt":"2019-02-13T12:10:15","slug":"po-le-roman-dun-fleuve","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/livre-europeen.eu\/?p=2720","title":{"rendered":"P\u00f4, le roman d&rsquo;un fleuve"},"content":{"rendered":"<h3>Paolo Rumiz<\/h3>\n<p><b>Informations g\u00e9n\u00e9rales<\/b><\/p>\n<p>384 pages<br \/>\n<i>Editions Ho\u00ebbeke<br \/>\n<\/i>Mars 2014<\/p>\n<p><b>Biographie de l\u2019auteur<\/b><\/p>\n<p><b>Paolo Rumiz<\/b>, n\u00e9 \u00e0 Trieste en 1947, tenu pour le plus grand \u00e9crivain-voyageur en Italie, est en passe de le devenir en France depuis la publication de ses deux premiers livres : <i>Aux fronti\u00e8res de l&rsquo;Europe<\/i> (2011) et <i>L&rsquo;Ombre d&rsquo;Hannibal <\/i>(2012) chez Ho\u00ebbeke.<\/p>\n<p><b>Pr\u00e9sentation de l\u2019\u00e9diteur<\/b><\/p>\n<p>Un voyage \u00e0 travers le plus grand fleuve d&rsquo;Italie, men\u00e9 par l\u2019\u00e9crivain italien Paolo Rumiz en compagnie de cano\u00e9istes, de bateliers et de p\u00eacheurs. Un voyage \u00e0 la d\u00e9couverte d&rsquo;un cours d&rsquo;eau sauvage fait de rencontres, de nourriture et d&rsquo;aventures. Une histoire racont\u00e9e du point de vue du courant, qui se d\u00e9place vers le delta et ses magnifiques plages. Au-del\u00e0 de ses rives, se trouvent les quatre r\u00e9gions les plus peupl\u00e9es d&rsquo;Italie, industrielles, bruyantes, pollu\u00e9es. Mais au milieu du fleuve, Paolo Rumiz et ses argonautes trouvent un espace non contamin\u00e9, un silence tel qu\u2019ils se surprennent \u00e0 chuchoter, d\u2019une rayonnante beaut\u00e9, malgr\u00e9 les catastrophes environnementales caus\u00e9es par l&rsquo;homme.<\/p>\n<p>Paolo Rumiz entreprend en 2012 ce p\u00e9riple sur ce fleuve secret qui est pour lui la quintessence de tous les fleuves du monde, hors de l\u2019histoire des hommes ou entrem\u00eal\u00e9 \u00e0 elle. Pas de plan pr\u00e9cis pour ce voyage\u00a0: juste une rivi\u00e8re, un d\u00e9part et un point d&rsquo;arriv\u00e9e, mais tr\u00e8s vite, le voyage devient une histoire, venue de loin, une histoire de m\u00e9moire. Paolo Rumiz sait faire du P\u00f4 un v\u00e9ritable protagoniste, enti\u00e8rement racont\u00e9 \u00e0 fleur d\u2019eau, pour la premi\u00e8re fois, dans un abandon des sens in\u00e9dit, passionnant, qui r\u00e9interpr\u00e8te les couleurs des terres et des fonds, les mets, les vins, les dialectes, les yeux qui l\u2019interrogent, l\u2019effleurent, le scrutent. Et puis, il y a les rencontres avec le \u00ab\u00a0peuple\u00a0\u00bb du fleuve.<\/p>\n<p>Sur le fleuve, l\u2019aventure devient un roman, un voyage int\u00e9rieur, une aventure tir\u00e9e de l\u2019imagination, caress\u00e9e par des fantasmes, \u00e0 deux pas de l\u2019\u00e2me.<\/p>\n<p><b>Extraits<br \/>\n<\/b><i>\u00ab\u00a0Aujourd\u2019hui, il n\u2019y a pas beaucoup d\u2019endroits en Europe capables de laisser imaginer ce qu\u2019a pu \u00eatre ce mar\u00e9cage, dit Valentina en regardant avidement autour d\u2019elle. Je ne vois gu\u00e8re que le confluent de la Drave et du Danube pour en donner une id\u00e9e\u2026\u00a0\u00bb. Et de d\u00e9coller \u00e0 la verticale avec une de ses \u00e9vocations fantastiques. \u00ab\u00a0L\u00e0-bas, il s\u2019agit d\u2019une v\u00e9ritable mer de plaine, soupira-t-elle\u00a0; elle fourmille de faune sauvage, construit son monde particulier d\u2019\u00eeles, de for\u00eats et d\u2019\u00e9tranges personnages, et elle se caract\u00e9rise par des levers et des couchers de soleil d\u2019une beaut\u00e9 faramineuse.\u00a0\u00bb p.127<\/i><\/p>\n<p><i>\u00ab\u00a0Quiconque voyage sait que le temps est \u00e9lastique. La m\u00eame route parcourue dans des circonstances diff\u00e9rentes peut para\u00eetre soit tr\u00e8s longue, soit courte\u00a0; et sur l\u2019eau, cette perception devient encore plus forte. D\u2019abord, <\/i>chronos<i>, les plages de la grande activit\u00e9, scand\u00e9es par les rendez-vous et les pr\u00e9occupations. Ensuite, <\/i><b><i>ai\u00f4n<\/i><\/b><i>, qui est tout \u00e0 fait autre chose\u00a0: le pr\u00e9sent infini, incommensurable, \u00e9ternel que l\u2019on savoure dans les moments d\u2019oisivet\u00e9, et que seuls les dieux peuvent mesurer. Et puis enfin <\/i>kairos<i>, qui signifie l\u2019occasion, l\u2019impr\u00e9vu qui vous coupe la route et fait basculer votre vie.\u00a0\u00bb p.349<\/i><\/p>\n<p><b>Critiques<\/b><\/p>\n<p><i>\u00abQuand le voyage devient un art d&rsquo;appr\u00e9hender, dans le m\u00eame mouvement, l&rsquo;espace et le temps. Et la litt\u00e9rature, un bain d&rsquo;humanit\u00e9.\u00bb<br \/>\n<\/i>Michel Abescat, <b>T\u00e9l\u00e9rama<\/b><\/p>\n<p><i><br \/>\n\u00ab\u00a0C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un fleuve, le plus imposant d&rsquo;Italie : \u00ab\u00a0la derni\u00e8re terre d&rsquo;aventure de la P\u00e9ninsule\u00a0\u00bb, dit Paolo Rumiz&#8230; Oui, par-del\u00e0 la nostalgie pour la beaut\u00e9 d&rsquo;une Italie disparue, ou en voie de disparition, le livre sign\u00e9 Paolo Rumiz et intitul\u00e9 \u00abP\u00f4, le roman d&rsquo;un fleuve\u00bb est une histoire de civilisation. Le r\u00e9cit envo\u00fbtant des mille sortil\u00e8ges d&rsquo;une descente du P\u00f4 en cano\u00eb. Le P\u00f4, le fleuve le plus imposant d&rsquo;Italie avec ses 652 kilom\u00e8tres, qui parcourt la Padanie (l&rsquo;Italie du Nord) comme un serpent, passant par Turin, Milan, Ferrare et Plaisance avant de s&rsquo;ab\u00eemer dans l&rsquo;Adriatique&#8230;<br \/>\nEn \u00e9coutant la voix du fleuve, de ce monde mythique en voie de disparition, en racontant comment chaque kilom\u00e8tre a \u00e9t\u00e9 une d\u00e9couverte, Paolo Rumiz a fait du P\u00f4 un espace de l\u00e9gende&#8230;<br \/>\nPaolo Rumiz, admirablement traduit par B\u00e9atrice Vierne, vient d&rsquo;\u00e9crire la plus belle des \u00abinitiations au fleuve\u00bb.<br \/>\n<\/i>Marcelle Padovani, <b>Le Nouvel Observateur, <\/b>27\/03\/2014<\/p>\n<p><i>\u00ab\u00a0Dans \u00ab\u00a0P\u00f4, le roman d&rsquo;un fleuve\u00a0\u00bb, le grand reporter Paolo Rumiz fait de son aventure un roman, un voyage int\u00e9rieur entre deux eaux, deux rives, deux r\u00eaves\u2026 Pourquoi le lire ?&#8230;Parce que c&rsquo;est un roman, c&rsquo;est m\u00eame annonc\u00e9 dans le titre, c&rsquo;est une aventure, c&rsquo;est un roman d&rsquo;aventures. Parce que c&rsquo;est un fleuve, oui, mais de papier, beau \u00e0 contempler, beau \u00e0 traverser, beau \u00e0 se damner, avec ses affluents, ses confluents qui vous embrassent comme des lassos et font tourner la t\u00eate. Parce que c&rsquo;est un voyage, oui, mais int\u00e9rieur, pourquoi pas une illusion, le songe enchant\u00e9 d&rsquo;une nuit ou de toute la vie. Et parce que quand c&rsquo;est trop beau pour \u00eatre vrai, a priori, c&rsquo;est que le romancier a bien fait son travail. Paolo Rumiz est un revenant. Un l\u00e9mure du temps b\u00e9ni o\u00f9 le roman \u00e9tait romanesque, et o\u00f9 c&rsquo;\u00e9tait encore un pl\u00e9onasme.\u00a0<\/i>\u00bb<\/p>\n<p>Marine de Tilly, <b>Le Point<\/b>, 27\/03\/2014<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Paolo Rumiz &#8211; France<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3414,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[313],"tags":[],"genre":[459],"annees":[469],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2720"}],"collection":[{"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2720"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2720\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3415,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2720\/revisions\/3415"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3414"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2720"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2720"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2720"},{"taxonomy":"genre","embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fgenre&post=2720"},{"taxonomy":"annees","embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fannees&post=2720"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}