{"id":2694,"date":"2014-10-01T21:39:44","date_gmt":"2014-10-01T20:39:44","guid":{"rendered":"http:\/\/livre-europeen.eu\/new2014\/?p=2694"},"modified":"2019-02-13T12:57:25","modified_gmt":"2019-02-13T11:57:25","slug":"vive-lallemagne","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/livre-europeen.eu\/?p=2694","title":{"rendered":"Vive l\u2019Allemagne !"},"content":{"rendered":"<h3>Alain Minc<\/h3>\n<p><b>Informations g\u00e9n\u00e9rales<\/b><\/p>\n<p>160 pages<br \/>\n<i>Grasset<br \/>\n<\/i>Octobre 2013<\/p>\n<p><b>Biographie de l\u2019auteur<\/b><\/p>\n<p><b>Alain Minc<\/b> est un conseiller politique et \u00e9conomique, essayiste et dirigeant d&rsquo;entreprise.<\/p>\n<p>Ing\u00e9nieur dipl\u00f4m\u00e9 de l&rsquo;\u00c9cole nationale sup\u00e9rieure des mines de Paris (promo 1971), dipl\u00f4m\u00e9 de l&rsquo;Institut d&rsquo;\u00e9tudes politiques de Paris (promo 1971) puis de l&rsquo;\u00c9cole nationale d&rsquo;administration (promo 1975), Alain Minc int\u00e8gre l&rsquo;Inspection g\u00e9n\u00e9rale des Finances puis d\u00e9missionne de son corps pour rejoindre Saint-Gobain en 1979. Administrateur de nombreuses soci\u00e9t\u00e9s, il traite d&rsquo;\u00e9conomie comme du discours de communication avec sa soci\u00e9t\u00e9 AM conseil.<\/p>\n<p><b>Pr\u00e9sentation de l\u2019\u00e9diteur<\/b><\/p>\n<p>\u00ab L&rsquo;Allemagne est d\u00e9sormais, \u00e0 mes yeux, le pays le plus d\u00e9mocratique et le plus sain d&rsquo;Europe. Incroyable renversement historique! Mais prisonniers de leur pessimisme et de leur anti-germanisme primaire, les Fran\u00e7ais croient le succ\u00e8s allemand irr\u00e9versible et mena\u00e7ant. Rien n&rsquo;est plus faux. Cette Allemagne qui va conna\u00eetre \u00e9conomiquement un relatif d\u00e9clin, n&rsquo;aspire malheureusement qu&rsquo;\u00e0 \u00eatre une \u00ab\u00a0grosse Suisse\u00a0\u00bb prosp\u00e8re et paisible. C&rsquo;est pour nous, Fran\u00e7ais, une t\u00e2che paradoxale et noble que de la pousser \u00e0 ne pas \u00eatre un acteur \u00e9dent\u00e9 mais \u00e0 exercer le magist\u00e8re temp\u00e9r\u00e9 qui lui revient.\u00bb<br \/>\nAlain Minc<\/p>\n<p><b>Extraits<\/b><\/p>\n<p><i>Peuple-nation et non Etat-nation<\/i><\/p>\n<p><i>\u00ab\u00a0Pour des esprits fa\u00e7onn\u00e9s par cette tradition, l\u2019Allemagne demeure un myst\u00e8re. C\u2019est un peuple-nation. Aussi n\u2019est-il enserr\u00e9 dans aucune fronti\u00e8re naturelle. Les Pyr\u00e9n\u00e9es, les Alpes, la rive gauche du Rhin, fut-elle atteinte, constituent des fronti\u00e8res naturelles pour la France comme la mer pour la Grande-Bretagne. L\u2019Allemagne n\u2019a connu, elle, que des fronti\u00e8res fluctuantes\u00a0: \u00e0 l\u2019ouest certes mais plus encore \u00e0 l\u2019est, au gr\u00e9 des conflits avec le monde slave et l\u2019Empire ottoman. Fronti\u00e8res, qui plus est, si longtemps d\u00e9connect\u00e9es du syst\u00e8me politique.\u00a0\u00bb<\/i><\/p>\n<p><i>p.12<\/i><\/p>\n<p><i>\u00ab\u00a0Avec la chute du Mur, la question allemande change de nature. Le risque d\u2019ali\u00e9nation vis-\u00e0-vis des Sovi\u00e9tiques dispara\u00eet, alors qu\u2019appara\u00eet un choix beaucoup plus traditionnel\u00a0: quelle place pour l\u2019Allemagne au centre de l\u2019Europe\u00a0? Il \u00e9tait, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, fascinant d\u2019\u00e9couter les diff\u00e9rences de tonalit\u00e9 dans les discours des trois principaux dirigeants de la RFA. N\u00e9 en Prusse orientale, le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, Richard von Weizs\u00e4cker, donnait une importance primordiale \u00e0 la qualit\u00e9 des relations avec l\u2019Est, et en particulier avec la Russie. Le ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res, Hans-Dietrich Genscher, \u00e9tait saxon, et son c\u0153ur battait pour la Mitteleuropa. Quant \u00e0 Kohl, rh\u00e9nan, il affirmait la n\u00e9cessit\u00e9 de maintenir l\u2019ancrage europ\u00e9en de la nouvelle Allemagne \u00e0 l\u2019Ouest\u00a0? C\u2019est toute la diversit\u00e9 allemande qui se manifestait dans ces nuances. Une Allemagne enserr\u00e9e entre le Rhin et l\u2019Oder ne pouvait voir l\u2019Europe comme l\u2019Allemagne de Bonn, coinc\u00e9e entre le m\u00eame Rhin et l\u2019Elbe.\u00a0<\/i><\/p>\n<p><i>M\u00eame si elle n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 \u00e9nonc\u00e9e aussi cr\u00fbment, l\u2019alternative \u00e9tait limpide. Soit une Allemagne toujours exemplairement d\u00e9mocratique devenue le centre de l\u2019Europe, mais devenue le centre de l\u2019Europe, pont entre l\u2019Ouest et l\u2019Est, c\u0153ur d\u2019une Europe \u00e9largie avec un grand march\u00e9 allant de Brest \u00e0 Brest-Litovsk, aux structures faibles. C\u2019est une sympathique Europe allemande qui se serait progressivement mise en place. Soit une Allemagne, identique en termes d\u00e9mocratiques, mais qui renforce son ancrage dans l\u2019Union europ\u00e9enne, continue \u00e0 faire de la construction communautaire sa boussole, et entra\u00eene vers l\u2019Ouest les anciennes d\u00e9mocraties populaires. C\u2019est cette voie-l\u00e0 que les \u00e9lites allemandes ont choisie.\u00a0\u00bb p. 88-89<\/i><\/p>\n<p><b>Critiques<\/b><\/p>\n<p><i>\u00ab\u00a0L&rsquo;ouvrage d\u2019Alain Minc est comme une arme de poing ou plus exactement, un fleuret non mouchet\u00e9. Il permet les mouvements rapides, solidement en main, sans fioriture tout en \u00e9l\u00e9gance. Efficace avec brio, il atteint son objectif en moins de temps qu\u2019il ne faut pour le lire.\u00a0[\u2026]<\/i><\/p>\n<p><i>Vive l\u2019Allemagne ! est un faux titre. Ce n\u2019est pas un ouvrage qui se termine par un vibrant appel aux peuples d\u2019Europe \u00e0 devenir allemands. Au vrai sens de la formule, \u00abque vive l\u2019Allemagne ! \u00bb est une revendication, un devoir, parce que l\u2019Europe sans elle ne serait pas grand-chose et que l\u2019Allemagne sans l\u2019Europe risquerait de s\u2019offrir un avenir fort sombre. C\u2019est la conclusion ! [\u2026]<\/i><\/p>\n<p><i>Avant d\u2019en arriver \u00e0 de pareilles conclusions, Alain Minc pr\u00e9sente l\u2019Allemagne et son histoire ancienne et r\u00e9cente [\u2026] L\u2019Allemagne, Homme malade de l\u2019Europe en 2002 selon \u00ab l\u2019Economist \u00bb, s\u2019est transform\u00e9e en une fantastique machine \u00e0 succ\u00e8s \u00e9conomique. L\u2019avenir n\u2019est pas rose cependant : la d\u00e9mographie va ronger progressivement les beaux succ\u00e8s allemands. Alain Minc n\u2019est pas tendre avec le futur allemand et l\u2019attitude allemande face aux grands d\u00e9fis mondiaux politiques, \u00e9conomiques et humains. C\u2019est une belle qualit\u00e9 de ce livre. On comprend que le \u00ab Vive l\u2019Allemagne \u00bb a dans l\u2019esprit de l\u2019auteur le vrai sens qu\u2019on a\u00a0 propos\u00e9 plus haut. \u00ab il faut qu\u2019elle vive l\u2019Allemagne \u00bb, mais pas toute seule, dans un illusoire confort de \u00ab Grosse Suisse \u00bb qui refl\u00e8terait le d\u00e9sir profond d\u2019une population qui ne veut pas qu\u2019on la bouscule et, progressivement, se renferme dans l\u2019individualisme et le repli culturel. [\u2026]\u00a0<\/i><\/p>\n<p><i>Alain Minc conclut donc sur un appel \u00e0 une Allemagne plus impliqu\u00e9e, plus responsable. Il est convaincu que la France peut et doit jouer un r\u00f4le clef dans cette mobilisation de l\u2019Allemagne pour retrouver l\u2019\u00e9lan fort et vital de la construction europ\u00e9enne. [\u2026]\u00a0<\/i><\/p>\n<p><i>Des critiques \u00e0 ce livre : tr\u00e8s orient\u00e9 sur la mise en valeur d\u2019une Allemagne mod\u00e8le, sereine, tranquille et ne demandant plus rien \u00e0 personne, Alain Minc, n\u00e9glige quelques aspects moins sympathiques de l\u2019essor et de la r\u00e9ussite de notre grand voisin et ami. [\u2026] Bien s\u00fbr, ce livre n\u2019est pas une somme, ni une th\u00e8se, ni un ouvrage didactique\u2026 mais, s\u2019il est vrai que nous avons tous, europ\u00e9ens, int\u00e9r\u00eat \u00e0 ce que Vive l\u2019Allemagne, nous avons aussi int\u00e9r\u00eat \u00e0 ne pas nous laisser aveugler par une Allemagne r\u00eav\u00e9e.\u00a0\u00bb<\/i><\/p>\n<p>Pascal Ordonneau,<b> <i>Les Echos<\/i><\/b>, 01\/11\/2013<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alain Minc &#8211; France<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3357,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[313],"tags":[],"genre":[457],"annees":[469],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2694"}],"collection":[{"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2694"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2694\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3358,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2694\/revisions\/3358"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3357"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2694"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2694"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2694"},{"taxonomy":"genre","embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fgenre&post=2694"},{"taxonomy":"annees","embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fannees&post=2694"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}