{"id":2692,"date":"2014-10-01T21:39:13","date_gmt":"2014-10-01T20:39:13","guid":{"rendered":"http:\/\/livre-europeen.eu\/new2014\/?p=2692"},"modified":"2019-02-13T12:57:26","modified_gmt":"2019-02-13T11:57:26","slug":"mes-berlin","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/livre-europeen.eu\/?p=2692","title":{"rendered":"Mes Berlin"},"content":{"rendered":"<h3><b>Edgar Morin<\/b><\/h3>\n<p><b>Informations g\u00e9n\u00e9rales<\/b><\/p>\n<p>91 pages<br \/>\nEditions du Cherche-Midi<br \/>\nOctobre 2013<\/p>\n<p><b>Biographie de l\u2019auteur<\/b><\/p>\n<p>R\u00e9sistant et communiste sous l\u2019Occupation, <b>Edgar Morin<\/b> a rejoint la 1\u00e8re arm\u00e9e fran\u00e7aise au d\u00e9but de 1945. Il r\u00e9sista au stalinisme \u00e0 partir de 1947 et quitta le parti en 1951. Directeur de recherche \u00e9m\u00e9rite au CNRS, l\u2019Unesco l\u2019a qualifi\u00e9, en c\u00e9l\u00e9brant son 80e anniversaire, d\u2019\u00ab humaniste plan\u00e9taire \u00bb.<\/p>\n<p><b>Pr\u00e9sentation de l\u2019\u00e9diteur<\/b><\/p>\n<p>\u00ab 1945 : l&rsquo;Allemagne \u00e9tait effondr\u00e9e, d\u00e9capit\u00e9e, morcel\u00e9e, d\u00e9vast\u00e9e, hagarde, terroris\u00e9e. Et c&rsquo;\u00e9tait du Berlin d\u00e9sormais en ruines qu&rsquo;\u00e9tait partie la puissance fabuleuse qui avait asservi l&rsquo;Europe et d\u00e9ferl\u00e9 jusqu&rsquo;au Caucase et \u00e0 l&rsquo;\u00c9gypte. \u00bb<\/p>\n<p>Ce livre d\u00e9crit les exp\u00e9riences et les rencontres incroyables d&rsquo;Edgar Morin dans Berlin, d&rsquo;abord dans la ville morte de l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1945, puis au cours de s\u00e9jours successifs dans les ann\u00e9es 1946, 1950, 1990, 2012 et 2013. Il assiste \u00e0 la scission d&rsquo;une ville en deux parties, puis, \u00e0 partir de chacune d&rsquo;elles, \u00e0 la naissance de deux m\u00e9tropoles juxtapos\u00e9es et oppos\u00e9es relevant de deux syst\u00e8mes solaires \u00e9trangers et ennemis, dont naissent deux nations qui semblent stabilis\u00e9es \u00e0 jamais, la RDA et la RFA. Enfin, apr\u00e8s la chute du mur, un nouveau Berlin en m\u00e9tamorphose ininterrompue.<\/p>\n<p>Voici le r\u00e9cit personnel, subjectif et objectif, de pr\u00e8s de soixante-dix ans d&rsquo;\u00e9branlements et de transformations formidables dans la ville o\u00f9 se sont jou\u00e9s, \u00e0 diverses reprises, le sort de l&rsquo;Europe et celui du monde.<\/p>\n<p><b>Extraits<br \/>\n<\/b><i>\u00ab\u00a01990<\/i><\/p>\n<p><i>Entre ma visite de 1988 et celle de 1990 (27 novembre-1<\/i><i><sup>er<\/sup><\/i><i> d\u00e9cembre), Berlin, l\u2019Europe, la plan\u00e8te avaient chang\u00e9 de visage.\u00a0<\/i><\/p>\n<p><i>Ce qui semblait \u00e9ternel et fatal en Allemagne, en Europe, au sein de l\u2019empire sovi\u00e9tique et du monde s\u2019\u00e9tait effondr\u00e9, et le symbole concret de cet effondrement plan\u00e9taire avait \u00e9t\u00e9 la chute du mur de Berlin.\u00a0<\/i><\/p>\n<p><i>La <\/i>glasnost<i> et la <\/i>perestro\u00efka<i> de Gorbatchev ont d\u00e9clench\u00e9 un formidable \u00e9branlement qui conduisit \u00e0 la d\u00e9sint\u00e9gration de l\u2019empire sovi\u00e9tique pour lequel la r\u00e9volte des populations de la RDA et la chute du Mur, le 9 novembre 1989, furent un coup d\u00e9cisif.\u00a0<\/i><\/p>\n<p><i>De Paris, je suivais \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision ce moment sublime de l\u2019escalade joyeuse par des milliers de jeunes gens d\u2019un mur dont l\u2019approche \u00e9tait jusque l\u00e0 mortelle, la grande fraternisation des gens de l\u2019Est et des gens de l\u2019Ouest sur le Tiergarten, comme les retrouvailles inesp\u00e9r\u00e9es et bouleversantes de membres d\u2019une famille qui se croyaient s\u00e9par\u00e9s \u00e0 jamais.\u00a0\u00ab\u00a0p.61-62<\/i><\/p>\n<p><b>Critiques<br \/>\n<\/b><i>\u00ab\u00a0Edgar Morin ist ein Berliner<\/i><\/p>\n<p><i>Apr\u00e8s un livre tr\u00e8s personnel sur Paris et sa g\u00e9ographie sentimentale (<\/i>Mon Paris, ma m\u00e9moire, <i>Fayard, 2013), Edgar Morin s&rsquo;est promen\u00e9 dans ses souvenirs berlinois \u00e0 l&rsquo;invitation d&rsquo;un institut universitaire allemand qui l&rsquo;a h\u00e9berg\u00e9 pendant plusieurs semaines. Les s\u00e9jours \u00e0 Berlin ont scand\u00e9 la vie intellectuelle et politique du sociologue, si bien que ce r\u00e9cent retour fait resurgir des pans entiers de l&rsquo;enfance et des ann\u00e9es de jeunesse. Engag\u00e9 dans la R\u00e9sistance en 1942, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 21 ans, puis quelque temps au sein du Parti communiste fran\u00e7ais, ses occasions de parcourir cette ville furent joyeuses ou d\u00e9solantes mais toujours riches et impr\u00e9vues, pr\u00e9textes \u00e0 des observations sagaces retranscrites avec alacrit\u00e9 dans <\/i>Mes Berlin. 1945-2013.<\/p>\n<p><i>En un sens, il y a de l&rsquo;\u00e9tranget\u00e9 ou de l&rsquo;ironie \u00e0 voir un homme comme Edgar Morin, qui a toujours essay\u00e9 de penser au-del\u00e0 des fronti\u00e8res aussi bien nationales qu&rsquo;intellectuelles, un homme qui a jet\u00e9 des ponts entre les disciplines, s&rsquo;effor\u00e7ant de faire du concept de \u00ab reliance \u00bb un point cardinal de son \u0153uvre, se pencher avec affection sur la ville qui fut le symbole de la haine nazie puis, apr\u00e8s guerre, de la division de l&rsquo;Europe. Mais le croire capable de rancune ou d&rsquo;indiff\u00e9rence d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e, ce serait m\u00e9conna\u00eetre ses convictions les plus intimes, dont une nouvelle preuve g\u00eet ici dans la reproduction d&rsquo;un texte saisissant, \u00e9crit en 1946, intitul\u00e9 \u00ab Notre collaboration \u00bb. Le jeune militant y pr\u00eache, par-del\u00e0 Vichy et au nom des Allemands et des Fran\u00e7ais qui se sont battus pour des valeurs universelles, la perp\u00e9tuation de l&rsquo;amiti\u00e9 scell\u00e9e dans la r\u00e9sistance \u00e0 la barbarie.<\/i><\/p>\n<p><i>DEUX BRISURES<\/i><\/p>\n<p><i>Ses d\u00e9ambulations successives portent la marque de ces convictions-l\u00e0, malgr\u00e9 le passage de l&rsquo;histoire et le processus de division de la cit\u00e9 : d\u00e8s 1948, \u00ab c&rsquo;\u00e9tait deux villes faussement jumelles, \u00e9crit-il, totalement h\u00e9t\u00e9rozygotes, f\u00e9cond\u00e9es par des spermatozo\u00efdes incompatibles et rivaux. Et c&rsquo;est pourquoi la guerre froide qui s&rsquo;installa \u00e0 Berlin devient \u00e0 deux reprises localement chaude, pour ne pas dire br\u00fblante \u00bb. Mais le plus touchant, dans ces vagues de souvenirs, c&rsquo;est ce rappel qu&rsquo;une fronti\u00e8re se r\u00e9v\u00e8le parfois aussi temporelle que spatiale. Car, au fond, quand Edgar Morin nous parle des deux brisures, celle entre Weimar et le IIIe Reich, puis celle de 1945 qui donne naissance \u00e0 \u00ab deux nations allemandes de civilisations oppos\u00e9es \u00bb &#8211; il a connu l&rsquo;une et l&rsquo;autre -, il nous sugg\u00e8re que l&rsquo;histoire se fracture autant qu&rsquo;elle s&rsquo;\u00e9coule, laissant la marque de ses cicatrices comme autant de bornes qui partagent les \u00e9poques.\u00a0\u00bb<\/i><\/p>\n<p>Julie Clarini, <b>Le Monde<\/b>, 7\/11\/2013<\/p>\n<p><i>\u00a0\u00ab\u00a0Entre 1945 et 2013, le sociologue et philosophe Edgar Morin n&rsquo;a jamais cess\u00e9 de se rendre \u00e0 Berlin, comme si cette ville lui donnait \u00e0 chaque p\u00e9riode de son existence, et \u00e0 chaque \u00e9tape de l&rsquo;histoire, un nouveau souffle de vie.<\/i><\/p>\n<p><i>C&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 l\u00e0 que se fabriquaient le cin\u00e9ma et la musique qui enchantaient son enfance. Et c&rsquo;est encore l\u00e0 qu&rsquo;il s&rsquo;est rendu \u00e0 nouveau, en cette ann\u00e9e 2013, pour \u00e9crire \u00a0\u00bb Mes Berlin\u00a0\u00bb , au Cherche Midi \u00e9diteur.\u00a0\u00bb<\/i><\/p>\n<p>Rencontre avec Bernard Thomasson sur <b>France Info<\/b> le 24\/10\/2013<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Edgar Morin<br \/>\n<strong>France<\/strong><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3307,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[315],"tags":[],"genre":[457],"annees":[469],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2692"}],"collection":[{"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2692"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2692\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4963,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2692\/revisions\/4963"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3307"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2692"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2692"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2692"},{"taxonomy":"genre","embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fgenre&post=2692"},{"taxonomy":"annees","embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fannees&post=2692"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}