{"id":2605,"date":"2014-10-01T16:53:32","date_gmt":"2014-10-01T15:53:32","guid":{"rendered":"http:\/\/livre-europeen.eu\/new2014\/?p=2605"},"modified":"2019-02-13T12:57:52","modified_gmt":"2019-02-13T11:57:52","slug":"les-lignes-et-les-jours","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/livre-europeen.eu\/?p=2605","title":{"rendered":"Les lignes et les jours"},"content":{"rendered":"<h3><b>Peter Sloterdijk<\/b><\/h3>\n<p><b>Informations g\u00e9n\u00e9rales<\/b><\/p>\n<p>624 pages<br \/>\n<i>Editions Libella Maren Sell<br \/>\n<\/i>Mars 2014<\/p>\n<p><b>Biographie de l\u2019auteur<\/b><\/p>\n<p><b>Peter Sloterdijk<\/b>, professeur de philosophie et d&rsquo;esth\u00e9tique, est consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;une des grandes figures de la philosophie contemporaine. M\u00ealant fr\u00e9quemment m\u00e9taphysique et th\u00e9orie politique, il est notamment l&rsquo;auteur de <i>Sph\u00e8res I &#8211; Bulles<\/i> (Pauvert, 2002), <i>Ni le soleil, ni la mort<\/i> (Pauvert, 2002), et: <i>Sph\u00e8res III &#8211; \u00c9cumes<\/i> (2005), <i>Le Palais de cristal<\/i> (2006), <i>Derrida, un \u00e9gyptien<\/i> (2006), (Maren Sell \u00c9ditieurs), <i>Col\u00e8re et Temps<\/i> (2007), <i>Sph\u00e8res II &#8211; Globes<\/i> (2010), <i>Tu dois changer ta vie !<\/i> (2011), <i>Temp\u00e9raments philosophiques. De Platon \u00e0 Michel Foucault<\/i> (2011), <i>Repenser l&rsquo;imp\u00f4t<\/i> (2012) chez Libella &#8211; Maren Sell.<\/p>\n<p><b>Pr\u00e9sentation de l\u2019\u00e9diteur<\/b><\/p>\n<p>Depuis quarante ans, Peter Sloterdijk prend quotidiennement des notes dans de grands cahiers qui n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9s. Il a finalement d\u00e9cid\u00e9 de publier une dizaine de ces cahiers, couvrant la p\u00e9riode 2008-2011. \u00c0 mi-chemin entre le journal et les notes philosophiques, \u00e9crites d\u2019une plume vive et mordante, ces pages nous font d\u00e9couvrir l\u2019auteur au travail \u2013 ses projets, ses voyages, ses col\u00e8res, ses souffrances et ses \u00e9merveillements. On y lit les ridicules du temps pr\u00e9sent, mais on y devine aussi l\u2019angoisse de la mort, la solitude du penseur et la difficult\u00e9 \u00e0 vivre dans cette \u00e9poque qui est la n\u00f4tre. \u00ab\u00a0Quand nous partirons, nous aurons le sentiment d\u2019avoir pass\u00e9 notre enfance dans l\u2019Antiquit\u00e9, nos ann\u00e9es de maturit\u00e9 dans un Moyen \u00c2ge que l\u2019on appelait la modernit\u00e9 et nos vieux jours dans une \u00e9poque monstrueuse pour laquelle nous n\u2019avons pas encore de nom.\u00a0\u00bb<br \/>\nEntre bouillonnement intellectuel et m\u00e9lancolie existentielle, ces notes font la lumi\u00e8re sur les coulisses de l\u2019\u00e9laboration d\u2019une des \u0153uvres majeures de la philosophie contemporaine.<\/p>\n<p><b>Extraits<br \/>\n<\/b><i>\u00ab\u00a0Note sur la culture de masse. Dans presque tous les domaines, les imp\u00e9ratifs vitalistes des futuristes italiens se sont impos\u00e9s\u00a0: dans la motorisation, dans le culte de l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration, dans la glorification de l\u2019\u00e9nergie, dans l\u2019\u00e9loge de la fitness musculaire, dans la divinisation de la jeunesse. Sauf dans un secteur\u00a0: ils ont totalement \u00e9chou\u00e9 dans leur exigence d\u2019abolir les p\u00e2tes \u2013 leur protestation contre ce produit alimentaire humiliant qui infecte celui qui le mange avec ses qualit\u00e9s f\u00e9minines, molles et anti-h\u00e9ro\u00efques est rest\u00e9e sans \u00e9cho. On n\u2019a pas compris le cri de guerre \u00ab\u00a0Antipasta\u00a0\u00bb, et on l\u2019a lu \u00ab\u00a0Antipasti\u00a0\u00bb. Le monde est rest\u00e9 sur la trajectoire des p\u00e2tes, toute la culture est devenue une cuisine de p\u00e2tes. Le principe de la pasta\u00a0: la m\u00eame p\u00e2te, en des centaines de formes diff\u00e9rentes, a sap\u00e9 la conception contemporaine de la substance.\u00a0\u00bb p.265<\/i><\/p>\n<p><i>\u00ab\u00a0Chez Hom\u00e8re apparait un monde merveilleux d\u2019\u00e9pith\u00e8tes picturales pleines d\u2019esprit\u00a0: Eos, celle qui s\u2019appelle les doigts de rose, rhododaktylos\u00a0; Ath\u00e9n\u00e9e, celle qui a des yeux de chouette ou des yeux gris, glaukopis\u00a0; Ulysse, celui qui a beaucoup voyag\u00e9, polytropos, ou l\u2019avis\u00e9 constant, talasiphronos\u00a0; Zeus, l\u2019homme aux puissants sourcils, celui qui voit loin, euryopa.<\/i><\/p>\n<p><i>Il est tentant de concevoir la conf\u00e9rence sur Ulysse pour le th\u00e9\u00e2tre de Dortmund, \u00e0 la fin du mois, comme une m\u00e9ditation sur les \u00e9pith\u00e8tes attribu\u00e9es au h\u00e9ros\u00a0: celui qui a beaucoup voyag\u00e9, celui qui a beaucoup de ruses, celui qui a une endurance divine, celui qui invente beaucoup et n\u2019est jamais \u00e0 court.\u00a0\u00bb p.292<\/i><\/p>\n<p><b>Critiques<\/b><i><br \/>\n\u00ab\u00a0M\u00eame s\u2019il importe peu de lui attribuer un \u00abgenre\u00bb, on qualifiera donc\u00a0<\/i>les Lignes et les Jours<i>, comme le propose en pr\u00e9face Olivier Mannoni, non de \u00abjournal\u00bb mais de <\/i>\u00abnotes dat\u00e9es\u00bb &#8211;\u00a0<i>en donnant \u00e0\u00a0<\/i>date\u00a0<i>la charge de signifier le lien tempestif et indissociable que le philosophe a avec le monde, par quoi il informe et forme temporellement sa pens\u00e9e en enregistrant les petits et grands \u00e9v\u00e9nements qui s\u2019y d\u00e9roulent, en en mesurant les \u00abeffets de pens\u00e9e\u00bb qu\u2019ils provoquent.\u00a0\u00bb\u00a0<\/i><\/p>\n<p><b>Lib\u00e9ration<\/b>, 11\/06\/2014<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Peter Sloterdijk &#8211;\u00a0Allemagne<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3318,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[313],"tags":[],"genre":[457],"annees":[469],"wps_subtitle":"","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2605"}],"collection":[{"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2605"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2605\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3319,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2605\/revisions\/3319"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3318"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2605"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2605"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2605"},{"taxonomy":"genre","embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fgenre&post=2605"},{"taxonomy":"annees","embeddable":true,"href":"http:\/\/livre-europeen.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fannees&post=2605"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}